NOVEMBRE 2018
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Star Trek Discovery – Episode 15 et bilan de fin de saison

Star Trek Star Trek Discovery

C'est avec cet épisode 15 que Star Trek Discovery achève sa première saison. La saison 2 est déjà actée, mais sans date de tournage. Sa première histoire s'achève. Mais comment ? Et cette suite se mérite-t-elle vraiment ?

Synopsys (sans spoilers)

Le sort de la guerre contre les Klingons se joue lors d'une ultime mission de l'USS Discovery en direction de Qo'nos, la planète mère de l'Empire. Mais avec à sa tête l'ancienne impératrice Georgiou-Miroir, les principes de Starfleet peuvent-ils être respectés ? Et la guerre peut-elle s'achever de manière satisfaisante ?

Fin d'une histoire (avec spoilers)

Que ce soit avec son pilote en deux épisodes ou son mid-season finale, Star Trek Discovery nous a habitué à des batailles spectaculaires. Et les épisodes de l'Univers-Miroir nous ont aussi montré des combats au sol impressionnants. On pourrait donc s'attendre à un final particulièrement explosif. Qui n'arrive pas. La confrontation se limite à un duel psychologique de quelques minutes. Un contre-pied total. Les scénaristes réussissent à surprendre. En bien ou en mal ? Cela dépend des opinions.

Ce résultat est certes inhabituel par rapport aux précédents épisodes de la saison, ainsi que pour de nombreuses autres séries. Mais il conclut tout de même l'histoire personnelle de Michael Burnham de manière satisfaisante. Le parcours personnel du personnage principal a toujours été l'élément important de la saison. La guerre n'était qu'un décor où évoluent les autres personnages. Dans le pilote, elle devenait une criminelle. Ici, elle connaît sa rédemption en devenant la plus attachée aux principes de Starfleet.

Et même au-delà... Le pilote en deux épisodes m'avait fait sauter hors de mon siège tellement il était éloigné du "credo" Star Trek. Au contraire, ce final semble l'avoir digéré et assume cette direction. D'où un final plus pacifique que ce que l'on pouvait prévoir.

Références ici et là

La saison 1 de Star Trek Discovery s'achève donc avec la rédemption de Michael Burnham. La voilà complètement réintégrée dans Starfleet, ne dépendant plus du bon vouloir de son capitaine pour la prochaine saison (et les suivantes ?). Elle est maintenant capable de faire un discours à Paris, capitale de la Fédération des Planètes Unies, rappelant les valeurs de Starfleet. Mais son nouvel esprit n'est pas la seule référence à la saga et son lore.

L'épisode en pleine ambassade orion est traité comme un véritable marché noir. Ce qui correspond à la vision habituelle de l'espèce. Comparé aux changements des Klingons et des Vulcains (qui tiennent plus du reboot de J.J.Abrams que des précédentes séries), et même avec l'Univers Miroir, c'est agréable. Pas de déplacement non plus de la capitale en une ville qui correspondrait mieux à des décideurs américains. Siège de Starfleet, San Francisco aurait pu être un choix logique. Mais, en se plaçant dans un autre pays, c'est rappeler l'universalité du message de Star Trek. Là où le reboot au cinéma mettait plutôt en avant des Américains "typiques".

Et puis, n'est-ce pas une belle image que de finir avec un caméo de l'USS Enterprise (tout chromé pour correspondre aux canons de Star Trek Discovery) et le générique de fin de la série originelle ?

Promesses tenues ?

Avant la diffusion du premier épisode de Star Trek Discovery, ses producteurs et créatifs vantaient une approche scénaristique qui devait emmener la saga là où elle ne s'était jamais aventurée... Vraiment ? Ou est-ce un simple argument de vente largement exagéré ? L'écriture de la série n'est pas si révolutionnaire. Là où les précédentes séries de la saga avaient osé s'attaquer à certains sujets, cette première saison reste très sage. Il y a, certes, des nouveautés dans le cadre de Star Trek. Mais dans le cadre d'une saga de science-fiction, ou même tout simplement d'une série, il ne s'agit que de rattraper timidement un retard.

La série pèche aussi par sa gestion du casting. Pour une marque reconnue comme gérant des groupes, celle-ci a du mal à passer. Michael Burnham est placée au centre de presque tout, et les autres personnages se définissent presque exclusivement par les rapports qu'ils entretiennent avec elle. Dommage, car certains auraient mérité plus d'approfondissements. Comme par exemple la relation à L'Rell dont le rebondissement dans ce dernier épisode est énorme.

Enfin, l'écriture s'est révélée aussi schizophrénique. La première moitié avait pris son temps pour introduire plusieurs éléments. Même si les résolutions des accroches finales arrivaient rapidement, cela prenait plusieurs épisodes. Dans la seconde moitié, tout s'accélère. A chaque fois, il s'agit de nouveautés pour la semaine suivante. Il n'y a plus le temps de se poser et d'appréhender les possibles changements. Et l'on se marche sur les pieds avec maladresse.

Un petit peu plus ?

Quand on critique, on pointe plus souvent les défauts que les atouts. Mais Star Trek Discovery peut compter sur quelques uns d'entre eux. A commencer par un casting secondaire attachant. Les précédentes séries Star Trek connaissaient aussi des premières saisons mal écrites. Et certaines étaient pires que cette nouvelle version. Mais elles se sont améliorées avec le temps. Le résultat n'est pas particulièrement honteux, que ce soit par rapport aux critères de la saga ou d'une série de science-fiction.

Star Trek Discovery a été un divertissement assez agréable. Et plus respectueux du lore de la Saga que les films depuis le reboot de 2009. Ce qui n'était pas gagné vu plusieurs décideurs communs entre les deux. Un point qui était d'ailleurs l'une des plus grandes inquiétudes des fans avant le premier épisode. Je vais conclure avec une métaphore rugbystique : cette saison 1 a réussi à marquer son essai, la saison 2 aura alors la gestion de la transformation.

En attendant les premières nouvelles sur celle-ci.

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